Et si la nature ne reflétait pas parfaitement son image dans un miroir ? La théorie de la parité remet en question cette
symétrie que l’on croyait universelle.
Par Sacha MARTIN
Le 20/10/2025 - 2 min de lecture
Pendant longtemps, les physiciens ont cru que la nature ne faisait pas de différence entre la gauche
et la droite. Cette
idée de symétrie spatiale semblait aller
de soi : qu’il s’agisse de la gravitation, de l’électromagnétisme ou des forces
nucléaires, les lois de la physique devaient rester identiques dans un monde inversé.
La parité incarnait alors une harmonie
fondamentale, une vision d’ordre et d’équilibre au cœur de la science.
Chien Shiung-Wu en pleine expérimentation scientifique, symbole des
femmes qui ont apporté une contribution décisive.
Cependant, en 1956, deux théoriciens chinois, Tsung-Dao Lee et Chen-Ning Yang, ont osé remettre en
cause cette conviction. Ils
ont proposé que la force nucléaire faible,
responsable notamment de la désintégration
bêta, pourrait ne pas obéir à la
conservation de la parité.
Pour vérifier cette idée audacieuse, la physicienne Chien-Shiung Wu réalisa une expérience
historique. Ses résultats
furent clairs : dans certaines interactions, la nature viole la parité.
L’équipe de scientifique masculin récompensé pour la
théorie.
Cette découverte provoqua un véritable bouleversement scientifique. Elle révéla que l’univers
distingue bel et bien la
gauche de la droite, brisant l’idée d’une symétrie parfaite et universelle. La parité, jadis symbole
d’ordre, devenait
le signe d’une asymétrie fondamentale.
Aujourd’hui encore, la violation de la
parité reste un tournant majeur de la physique moderne. Elle nous rappelle que le
savoir avance grâce au doute, et que même les vérités les plus établies peuvent se renverser sous le
regard critique de
la science.