Les nouveaux moyens de réhabilitation : Réparer l’oubli

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L’« effet Mathilda » désigne la tendance à minimiser ou effacer les contributions des femmes dans la science, au profit de leurs collègues masculins

Longtemps passé sous silence, ce phénomène est aujourd’hui réexaminé à la lumière des nouveaux outils de reconnaissance et de réhabilitation. À l’ère du numérique et de la conscience féministe accrue, la mémoire scientifique s’écrit autrement.

Les initiatives se multiplient : bases de données collaboratives, projets de recherche en histoire des sciences, expositions et documentaires redonnent une voix à celles qu’on a oubliées.

Les universités, quant à elles, réévaluent les archives pour attribuer à certaines chercheuses la paternité — ou plutôt la maternité — d’inventions et de découvertes injustement spoliées. Le numérique joue ici un rôle central : les plateformes ouvertes permettent de diffuser largement ces savoirs réhabilités, tandis que les réseaux sociaux deviennent des espaces de transmission et de reconnaissance. La création et le développement du secteur du cinéma et des séries permettent de mettre en lumière certain cas important. Vous retrouverez ci-dessous une galerie de film et de série retraçant, des histoires de femmes invisibilisés

Chien Shiung Wu Affiche du documentaire Picture a scientist

Le documentaire Picture a Scientist en est un exemple marquant : diffusé sur plusieurs plateformes numériques, il raconte le parcours de femmes scientifiques confrontées à l’invisibilisation et aux discriminations dans le milieu académique. Ce film participe pleinement à la réhabilitation des chercheuses en rendant visibles leurs expériences et leurs contributions. Vous retrouverez ci-dessous une galerie de films et de séries retraçant des histoires de femmes longtemps oubliées.

Vous retrouverez ci-dessous le trailer du documentaire :

Chien Shiung Wu Portrait de femmes pionnières qui ont marqué l’histoire des sciences et de la technologie.

Le droit, lui aussi, s’impose comme un nouvel instrument de réparation symbolique. En favorisant des politiques d’égalité dans la recherche et la publication, il contribue à corriger une histoire écrite au masculin.

Les lois sur la parité dans les instances scientifiques, les prix réservés aux chercheuses ou la révision des protocoles d’attribution de brevets participent de cette dynamique.

Réhabiliter ne consiste plus seulement à redécouvrir des figures oubliées, mais à transformer en profondeur les mécanismes de la reconnaissance scientifique.

En donnant leur juste place aux femmes, la société ne corrige pas seulement une injustice passée : elle enrichit le présent d’une pluralité de voix, d’expériences et de savoirs essentiels pour penser le futur.

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