Les nouveaux moyens de réhabilitation : Réparer l’oubli
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L’« effet Mathilda » désigne la tendance à minimiser ou effacer les contributions des femmes dans la
science, au profit
de leurs collègues masculins
Par Sacha MARTIN
Le 20/10/2025 - 2 min de lecture
Longtemps passé sous silence, ce phénomène est aujourd’hui réexaminé à la lumière des nouveaux
outils de reconnaissance
et de réhabilitation. À l’ère du numérique et de la conscience féministe accrue, la mémoire
scientifique s’écrit
autrement.
Les initiatives se multiplient : bases de données
collaboratives, projets de recherche en histoire des sciences,
expositions et documentaires redonnent une voix à celles qu’on a oubliées.
Les universités, quant à elles, réévaluent les archives pour attribuer à certaines chercheuses la
paternité — ou plutôt
la maternité — d’inventions et de découvertes injustement spoliées. Le numérique joue ici un rôle
central : les
plateformes ouvertes permettent de diffuser largement ces savoirs réhabilités, tandis que les
réseaux sociaux deviennent
des espaces de transmission et de reconnaissance. La création et le développement du secteur du
cinéma et des séries
permettent de mettre en lumière certain cas important. Vous retrouverez ci-dessous une galerie de
film et de série
retraçant, des histoires de femmes invisibilisés
Affiche du documentaire Picture a scientist
Le documentaire Picture a Scientist en est un exemple marquant : diffusé sur plusieurs plateformes
numériques, il
raconte le parcours de femmes scientifiques confrontées à l’invisibilisation et aux discriminations
dans le milieu
académique. Ce film participe pleinement à la réhabilitation des chercheuses en rendant visibles
leurs expériences et
leurs contributions. Vous retrouverez ci-dessous une galerie de films et de séries retraçant des
histoires de femmes
longtemps oubliées.
Vous retrouverez ci-dessous le trailer du documentaire :
Portrait de femmes pionnières qui ont marqué l’histoire des sciences
et de la technologie.
Le droit, lui aussi, s’impose comme un nouvel instrument de réparation symbolique. En favorisant des
politiques
d’égalité dans la recherche et la publication, il contribue à corriger une histoire écrite au
masculin.
Les lois sur la parité dans les instances scientifiques, les prix réservés aux chercheuses ou la
révision des protocoles
d’attribution de brevets participent de cette dynamique.
Réhabiliter ne consiste plus seulement à redécouvrir des figures oubliées, mais à transformer en
profondeur les
mécanismes de la reconnaissance scientifique.
En donnant leur juste place aux femmes, la société ne corrige pas seulement une injustice passée :
elle enrichit le
présent d’une pluralité de voix, d’expériences et de savoirs essentiels pour penser le futur.