Extrait marquant du livre : “L’inégalité entre les deux sexes est rejetée par les droits
français et européens.
Cependant, celles-ci demeure et agit encore comme une lame de fond inexprimable et, par la
suite, incontrôlable.”
L’auteure met en lumière la manière dont le droit peut devenir un outil essentiel de reconnaissance
et de
réhabilitation. Loin de se limiter à un simple constat sociologique, elle propose une réflexion
profonde sur les
politiques d’égalité dans la recherche, la révision des protocoles d’attribution de brevets et la
valorisation des
chercheuses dans les instances de décision. En ce sens, le droit apparaît comme un instrument de
justice scientifique,
capable de corriger une histoire trop longtemps écrite au masculin.
Puigelier souligne également l’importance du numérique et des initiatives culturelles dans ce
processus de réécriture
collective. Bases de données, expositions, documentaires ou productions audiovisuelles comme Picture
a Scientist
participent à cette dynamique de visibilité et d’émancipation. Ces outils contemporains permettent
non seulement de
redonner une voix aux oubliées de la science, mais aussi de questionner les structures de pouvoir
encore à l’œuvre.
À travers une approche claire, documentée et engagée, Catherine Puigelier propose une lecture lucide de l’inégalité de
reconnaissance dans le monde scientifique. Son ouvrage n’est pas seulement un essai juridique :
c’est un appel à
repenser la mémoire du savoir, à y intégrer pleinement les femmes, et à construire une histoire
scientifique enfin
partagée et équitable.