L’effet Mathilda : quand le droit et la culture réécrivent l’histoire des femmes en science

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Dans son ouvrage L’effet Mathilda : Invisibilité des femmes dans les sciences et rôle du droit, la juriste et professeure Catherine Puigelier s’attache à décortiquer un phénomène important : la marginalisation des femmes dans les sciences

Extrait marquant du livre : “L’inégalité entre les deux sexes est rejetée par les droits français et européens. Cependant, celles-ci demeure et agit encore comme une lame de fond inexprimable et, par la suite, incontrôlable.”

L’auteure met en lumière la manière dont le droit peut devenir un outil essentiel de reconnaissance et de réhabilitation. Loin de se limiter à un simple constat sociologique, elle propose une réflexion profonde sur les politiques d’égalité dans la recherche, la révision des protocoles d’attribution de brevets et la valorisation des chercheuses dans les instances de décision. En ce sens, le droit apparaît comme un instrument de justice scientifique, capable de corriger une histoire trop longtemps écrite au masculin.

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Puigelier souligne également l’importance du numérique et des initiatives culturelles dans ce processus de réécriture collective. Bases de données, expositions, documentaires ou productions audiovisuelles comme Picture a Scientist participent à cette dynamique de visibilité et d’émancipation. Ces outils contemporains permettent non seulement de redonner une voix aux oubliées de la science, mais aussi de questionner les structures de pouvoir encore à l’œuvre.

À travers une approche claire, documentée et engagée, Catherine Puigelier propose une lecture lucide de l’inégalité de reconnaissance dans le monde scientifique. Son ouvrage n’est pas seulement un essai juridique : c’est un appel à repenser la mémoire du savoir, à y intégrer pleinement les femmes, et à construire une histoire scientifique enfin partagée et équitable.

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